KikouBlog de francois 91410 - Septembre 2009
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Archives Septembre 2009

Histoir d'O...ursins 2

Par francois 91410 - 29-09-2009 22:26:34 - 4 commentaires

Histoire d’O … ursins 2 

29 juillet 2009 

Comme promis : leçon de choses (suite du billet précédent)

On a vu dans la première partie comment on arrive dans sa vie à s’intéresser aux oursins.

Rappelons donc que cet animal sympathique possède un patrimoine génétique à 70% en commun avec celui de l’homme … ce qui ne se remarque pas du premier coup d’œil.

Mais rapprochons-nous …

  Bon, ça c’est la bouche …

On voit pas grand-chose … allons voir à l’intérieur :

  

On distingue nettement le système masticatoire appelé également « Lanterne d’Aristote » comportant les 5 dents visibles de l’extérieur.

Une fois dépiauté, l’animal ressemble à ça :  

 

 

Pour ceux qui veulent paraître cultivés lors d’un prochain dîner, on dit pas la carapace, mais le « test ».

 Si vous n’avez jamais goûté à cet échinoderme délicat, courrez chez votre meilleur poissonnier et prenez en quelques uns, une douzaine pour faire un compte rond.

Dans une assiette, ça a fière allure … 

 … Mais si vous les laissez comme ça, vous risquez une indigestion.

Vos invités aussi.

 

Alors je suis sympa, je vous donne le mode d’emploi : 

 

Après un ou deux essais qui s’assimileront en principe à un massacre, vous réussirez à préparer vos bestioles comme cela :

  

Ce qu’on remarque, c’est les parties jaune orangé : les gonades. C’est ça qu’on mange (...)

 

Pour les épicuriens, le goût est unique, fin et fort à la fois, un concentré d’iode en tout cas, une sorte d’huître concentrée …

Une expérience à essayer au moins une fois dans sa vie.

Merci pour cette découverte estivale à Yvan Le Gall,
premier producteur en Europe d’oursins d’élevage, installé à La Flotte-en-Ré (17)
 

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Histoire d'O...ursins

Par francois 91410 - 25-09-2009 22:11:56 - 5 commentaires

Histoire d’O...ursins

29 juillet 2009 

On a tous dans notre vie des histoires en fil rouge. Des histoires qui nous suivent inexorablement au fil des années. Une sorte de feuilleton, quoi, qui nous rappelle si besoin était que les années passent tout aussi inexorablement.

Les oursins en font partie. Pas ceux qu’on trouve au fond des poches. Non, moi, c’est pour de vrai. Une histoire qui ne manque donc pas de piquant

Episode I

L’histoire a commencé lorsque j’étais encore étudiant, en 1985-86. Dans le programme de biologie animale, l’étude de l’oursin figure en bonne place. En effet, ce drôle d’animal possède un patrimoine génétique à 70% en commun avec celui de l’homme … Par ailleurs, sa dissection constitue un grand moment qui laisse des souvenirs, d’autant qu’on se pique vite au jeu …

 

Nous avions même la chance d’aller visiter un laboratoire de recherche à Luc sur Mer (14), où le père de Anne, une camarade, exerçait tout son talent, passionné, savant, inépuisable sur la vie et la reproduction de cet échinoderme délicat.

Je ne saurais dire si le sujet est tombé à l’examen en fin d’année. J’ai oublié depuis longtemps ce que j’ai appris en la matière. 

Episode II

Dix ans plus tard, Anne m’annonce que ses parents s’installent … sur l’Ile de Ré. Le monde est petit.

C’est l’occasion de se retrouver un été, et de revoir son savant de père, qui tente alors d’utiliser ses connaissances scientifiques pour élever des oursins de façon industrielle et en faire commerce ; cette initiative dura quelques années, sans réussite.

La vie nous sépare à nouveau, nos échanges se raréfient avec les années… 

Episode III

Treize ans plus tard … nous sommes en 2008. Je me décide à glisser un mot – telle une bouteille à la mer – dans la boite à lettre du père, pour renouer contact avec Anne. Le lendemain, coup de fil d’Anne ; je viens de quitter l’Ile, elle la quitte demain pour un tour du monde à la voile… encore raté.

Elle m‘annonce que son jeune frère est en train de monter un élevage d’oursins sur l’Ile, employant le savoir de leur père… 

Episode IV

Un an plus tard … Nous sommes en juillet 2009. En vacances sur Ré comme d’habitude. Je n’ai pas d’adresse ou de courriel pour joindre Anne.

J’ai vu passer un article de presse local sur un élevage d’oursins :

Je me précipite et tombe sur Yvan, le jeune frère. C’est la première saison de vente aux touristes et aux restaurateurs. Ca a du mal à décoller mais faut garder espoir de trouver de nouveaux débouchés.

Le rêve du père est devenu réalité, l’installation est belle, des tonnes d’oursins attendent dans les bassins.

J’ai récupéré au passage le courriel d’Anne, qui vient de s’installer à Mayotte pour deux ans. Je n'ai pas revu Anne mais j'ai retrouvé les oursins ... C’est la vie …

Rendez-vous dans le prochain billet pour la leçon de choses sur les Oursins. 

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Au pays de Bambi

Par francois 91410 - 21-09-2009 09:11:44 - 11 commentaires

Au pays de Bambi …

… j’ai croisé dans l’Arboretum des Hêtres remarquables

(Suite du billet précédent …)

   

Les foulées chesnaysiennes (sur les terres de Bambi) promettaient d’être remarquables ; elles le furent.

Tout comme l’équipe de kikous, qui eux furent plutôt remarqués. Une heure après la remise des prix, ça donnait ça :

  

Ravito kikou à volonté !

J’avais finalement décidé de m’inscrire dans la dernière semaine, étant en prépa marathon. La brochette d’amis kikoureurs qui était annoncée m’avait donné l’eau à la bouche, de même que le parcours, privilégié.

Départ de la maison suffisamment tôt pour avoir le temps sur place. Surprise : brouillard dense ce matin … mais heureusement pas froid du tout. Il fait même doux. Il faut une cinquantaine de minutes pour arriver sur place, juste après être passé devant le Château de Versailles (on ne se refuse rien).

 

Arrivée au Chesnay, au pays de Bambi. Pas mal le patelin. Cèdr’ôlement beau (Cedrus). Aussi bien que Versailles je trouve, très chic. La kikoumobile est déjà arrivée, je retrouve le Bagnard en train de monter une des trois joëlettes du jour. Il sera assisté pour Dunes d’Espoir de Marioune, Land, Aleksou et GDO.

   

Echauffement

Petit échauffement pour allonger la distance du jour, un peu juste pour mon programme de prépa, puis retour sur le stade où je prends le Lutin (par surprise) par derrière ; nous finissons ensemble ce trottinage.

Le gnôme a mal aux pattes après ses galopades de vendredi soir ; je suis tenté de lui dire que c’est bien fait pour lui, mais je m’en garde bien : il arrivera très largement devant moi comme d’habitude, ce qui impose – au-delà de l’âge naturellement -un certain respect (…).

Sur la ligne de départ, nous retrouvons Dominique (Astrophytum) et Sophie.

 

Le lutin ne laisse jamais rien au hasard, pas même son numéro de dossard.

 

Je me rends compte que je suis quasiment sur la ligne de départ (glurp !) et les abandonne bien vite pour rejoindre Chris 78 à l’arrière du sas de départ. C’est sa première course depuis deux mois, une pointe d’appréhension à la clé… Je vais tenter de lui ôter une Aubépine du pied (Crataegus) en l’accompagnant durant la course.

Le premier tiers du parcours se fait à une allure largement suffisante pour moi. Christine a par contre décidé d’accélérer et j‘ai bien du mal à la rattraper, j’ai l’impression que je Frêne (Fraxinus)...

 

Je finis par rattraper les Dunes avec le Bagnard et toute sa bande au premier ravito :

 

 

 

Les boucles s’en-Chênes (dont un Quercus variabilis) dans l’Arboretum, notamment dans une partie fermée au public, situé derrière le Trianon du Château de Versailles. Pas le temps de s’attarder pour identifier les Hêtres remarquables (dont un Fagus engleriana). Je réussirai à doubler Chris à la faveur du dernier ravito ; la dernière partie de la course se fait à allure rapide ; rien à faire, faut que je double les cinq ou dix mecs qui me narguent devant, à cent mètres à peine … j’en suis Cyprès …(X Cupressocyparis),

Un peu costaud pour une sortie à allure endurance et fraction d’allure marathon … Tant pis !

J’encourage Chris dans ses derniers mètres,

 

 

 puis les Dunes d’Espoir ; ils ont fait du bon Bouleau (Betula)

 

 

 

 

La remise récompense et le tirage au sort sont poussifs, le Bagnard saura où trouver un boulet si besoin comme dirait le Lutin.

  

Bien initié par les Ecouviens à Radon puis Astro aux Laveuses, j’ai sorti avec quelques autres la glacière du coffre, pour un indispensable ravito kikou d’après-course, dessert compris ; il ne manquait qu’un Sorbier aux fruits (Sorbus) pour se rafraîchir ...

  

Un beau et bon moment de récupération après le tumulte de la course.

Merci à tous et toutes,

 

NB : Le Lutin finit en 1h05’27’’ : pas mal pour un gars qui voulait me faire croire avant le départ que ça sentait le Sapin (Abies) ... Il n'a jamais été en fâcheuse posture. Enfin bon .... presque ....

    

François

Dossard 219

182e en 1h18’07’’

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Des Etres remarquables

Par francois 91410 - 16-09-2009 21:12:58 - 10 commentaires

Des Etres remarquables 

 

Prochaine course ce dimanche dans l’Arboretum de Chèvreloup au Chesnay.

 

Une Bambi et un Lutin devraient y galoper joyeusement au beau milieu d’arbres remarquables… sans parler d’un repris de justice et son boulet … entre autres personnalités Kikouresques tout aussi remarquables bien entendu. 

Des Etres remarquables au milieu des Hêtres remarquables …
quel programme !

 

J'ai hâte d'y être ...

 www.lafouleechesnaysienne.com 

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Balades rétaises 2

Par francois 91410 - 12-09-2009 18:09:08 - 3 commentaires

Balades rétaises

2- Bois rivedousais

25 juillet 2009 

 

 

Aujourd’hui, balade à travers Rivedoux Plage.

De la maison je me dirige vers la plage Nord. Il est déjà assez tard ce matin. Je traverse le marché où s’activent commerçants, rhétais indigènes et estivants (reconnaissables en short, casquette et tongs). Primeurs locaux, poissonnier, ostréiculteur, produits de l’Ile de Ré, melons donnent le ton et marquent le caractère iodé et maraîcher de l’Ile. 

Une fois sur la côte, j'apprécie le grand calme de l'anse rivedousaise avant de traverser le petit port.

 

La promenade en front de mer a été totalement refaite en 2006, gagnant plus d’un mètre sur la mer, au prix de travaux herculéens controversés. Faut reconnaître que le résultat est séduisant esthétiquement. Côté pratique, si la promenade réserve une large voie pour les vélos, le reste pour les piétons, la chaussée est étroite : le passage des caravanes, bus et camionnettes est parfois sportif… c’est un choix d’aménagement.

La piste cyclable longe les parcs à huîtres, qui commencent à découvrir.

 

Au large, le Pont de Ré (1988) se dresse fièrement. Il aura amené en vingt ans progrès (en confort de vie) et décadence (écologique).

La piste s‘enfonce maintenant dans les bois de Rivedoux.

 

 

 

Pas mal de propriétés, dont de (toujours) nouvelles constructions. Désespérant. Toutefois, une partie du territoire a été rendu à la nature depuis la Loi interdisant le camping « sauvage ».

De nombreux « résidents secondaires » avaient acheté un lopin de terre il y a des années et venaient y camper, sans qu’il y ait d’aménagement sanitaire, entre autres, et parfois à l’encontre de la loi Littoral. Ils ont été expulsés il y a quelques années.

Même si quelques centaines de propriétaires résistent (dans tous les sens du terme) sur l’Ile, la situation s’est nettement améliorée. Les panneaux de protection de la faune retrouvent tout leur sens.

 

Le sol sableux est agréable, les nombreux pins procurent une ombre bienvenue en cette journée bien ensoleillée. Bifurcation à droite juste avant le practice de golf (sur terrain naturel !), vers l’Abbaye des Châteliers.

 

 

 

Il s’agit d’une abbaye cistercienne du XIIe siècle, une des traces les plus anciennes de l’Ile de Ré, de nombreuses fois détruite et reconstruite. Les ruines sont désormais consolidées et conservées.

 

  

A trois cents mètres à peine se dresse le Fort de la Prée. Le retour se fait au petit trot sur le front de mer où quelques joggeurs en finissent également avec leur sortie, goûtant à la quiétude de fin de matinée...

... l’après-midi commencera tout aussi doucement avec une sieste sur la plage ...

 

 

 

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Un autre monde

Par francois 91410 - 06-09-2009 15:42:45 - 2 commentaires

Un autre monde

 

Ce matin en effectuant notre tour dominical, Jean m’a narré une rencontre pleine de vérité brutale…

 

Jean a déménagé il y a quelques mois pour une maison en plein bois ; c’est un coin où passent beaucoup de coureurs et VTTistes. Il entretient quelques chèvres sur son terrain. Il s’était dit qu’à la ferme d’à côté ils pourraient peut-être lui vendre du foin pour ses bêtes.

En cette belle soirée de fin d’été, pour joindre l’utile à l’agréable, il chausse ses runnings, part en trottinant jusqu’à la ferme, et frappe à la porte de la ferme, volets fermés.

Il se présente à son nouveau voisin et formule sa requête. Manque de chance, pas de foin à la ferme … déception. Le voisin, de taille moyenne mais d’un embonpoint certain, écarquille subitement les yeux en considérant l’accoutrement de coureur de Jean :

- Vous êtes venu à pied ?

- Oui, d’ailleurs je passe souvent devant vos fenêtres !

- Mais c’est le docteur qui vous oblige à courir ?

- (blanc) … Non, non, c’est pour le plaisir et pour m’entretenir !

- Ah bon ? (blanc) je ne savais pas qu’on pouvait courir pour le plaisir …

… et deux VTT de passer devant la fenêtre …

- Mais vous ne voyez jamais passer d’autres coureurs comme moi dans le coin ?

- Bah vous savez, le soir à 7h1/2, les volets sont fermés ... (blanc)

… et de quatre coureurs à pied de passer devant la fenêtre …

- Eh ben c’est que ça passe les sportifs sous mes fenêtres, j’avais jamais vu…

Après quelques banalités, Jean prit poliment congé de son charmant voisin pour poursuivre sa sortie.

 

C’était un autre monde.

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